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EPIDEMIE DE chikungunya EN Haiti : Inefficacité des mesures et contrôle politique

Auditeurs de La colline des Landes, section communale de Léôgane, Dépratement de l’Ouest , et Vous auditeurs dans la salle ……………………………………………………………de Massy

dimanche 1er juin 2014, par Kònlanbi

Dans les démocraties fragiles, comme celles d’Haïti, le formalisme institutionnel ressemble à la situation d’un cancéreux qui s’ignore. Son corps trahit tous les diagnostics les plus superficiels. Ses pas sont alertes, Ses regards pénétrants et vifs, alors que les métastases se développent, avant que ne se confirme le diagnostic brutal et tardif du médecin. Cet usage métaphorique explique à quelques nuances près le climat socio-politique d’Haïti aujourd’hui. Sur le plan institutionnel, le président de la République préside, et puise avec excès dans l’autoritarisme haïtien les ressources de sa survie, incarne tour à tour les présidents Jean-Claude Duvalier le narcissique ; Pétion, le laxiste ; Christophe, le mégalomane ; Louis Borno, l’obéissant à l’occupant. Le premier ministre de son côté gouverne, se mobilise, fait savoir qu’il existe, court, discourt, tape dans la balle sous le regard jouissif de son copain -président qui le met en selle ;le premier ministre mobilise ses troupes, s’appuie sur le vivier clientéliste que lui et son président ont constitué avec les fonds de Petro Caribe et des fonds publics, suite à une politique distributive, un « Etat providence » boiteux : « katye pa-m poze », « ti manman cheri », « kredi roz »…Les ministres les plus retors soignent leur image dans l’opinion publique, récusent combat et convictions antérieures pour s’agenouiller devant le « prince » arrogant et cassant, qui les humilie par ses sermons et ses diatribes. Les directeurs généraux sont sur une chaise musicale, en tour de passe-passe, certains « pantouflent », vont du Conseil Electoral à l’ONA, d’autres entrent en disgrâce, ils se rebiffent derrière des poncifs. Les diplomates continuent à égrener la litanie assourdissante de leur appui sans failles à Michel Martelly. C’est la valse des diplomates, des conseillers, qui cuisinent des rapports mensongers à leur patron à l’Lysée, à Washington…voulant sauver Haïti de l’instabilité.Enfin,les candidats aux élections législatives, municipales, sénatoriales renouvellent leurs contacts de parrainage avec le palais national qui conçoit, annote, recompose la liste officielle des candidats. Pourtant, Haïti va mal. Divers indicateurs peuvent être versés à l’analyse. Le premier est celui de la vulnérabilité de la population, saisie sans doute par le coup du sort, ou tout simplement le résultat de l’irresponsabilité des dirigeants haïtiens. Alors que des Etats voisins ont adopté des dispositifs visant à prévenir l’épidémie, les autorités haïtienn